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Depuis plus de 25 ans, AeroIpsa, association étudiante de l’école d’ingénieurs IPSA, conçoit et réalise entièrement des projets fonctionnels en rapport avec le secteur aérospatial. Elle rassemble des étudiants autour de projets, principalement de lanceurs, mais aussi de Cansats (micro-satellites). Cela leur permet d’appliquer les notions apprises durant leur cursus au profit d'un projet d'envergure et d’acquérir au passage les compétences nécessaires dans leur futur métier d'ingénieur.

L'association a également pour objectif de transmettre des valeurs de partage de connaissances et d'idées entre étudiants quelle que soit leur promotion ou leurs compétences. Que ce soit en Mécanique ou en Electronique, les nouveaux membres sont soutenus à chaque instant par leurs aînés, au travers de cours ou d'aide plus personnalisée leur permettant de maîtriser les logiciels de conceptions tels que CATIA ou Altium et d'aboutir à un produit de qualité.

Le but final pour chaque étudiant est de participer à la campagne de lancements annuelle pour y mettre en oeuvre son projet. Durant une semaine, chaque groupe prépare ce sur quoi il a travaillé pendant un an ou plus afin de passer les qualifications et être autoriser à mettre en rampe sa fusée ou larguer sa Cansat.

 
 
 
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Historique

 
 

La fabrication de fusées sondes amateur, dite astromodélisme, est loin d'être une pratique nouvelle. Elle a démarré en parallèle de la conquête spatiale et les premières campagnes de lancements amatrices qui ont démarré en 1963, soit en même temps que la création de l'école d'ingénieurs IPSA.

Naissance

Trente ans plus tard, Franck Mouriaux, accompagné par quatre autres IPSAliens se jetèrent dans l'aventure de l’astromodélisme en créant l’association Aéro/IPSA au sein de l'école et surtout en réalisant une première fusée, Ulysse.
Cette dernière, haute de 1 m 60 et pesant près de 9 kg, mesura sa vitesse par pression différentielle et l’a retransmis au sol par télémesure. Elle réalisa un vol nominal et est toujours présente dans les locaux actuels du club. Cette fusée servira de mètre étalon pour le futur de l'association. Elle laissera de côté l'aspect conception du moteur, le vol étant rendu possible dans le cadre de la campagne de lancement nationale française conduite par le CNES. Elle recevra également une distinction.

Franck Mouriaux, président fondateur, ainsi que les membres présents sur le projet, auront donc réussi à créer une dynamique autour du club, désormais reconnue compétente aux yeux de tous dans le domaine de l’astromodelisme.
Très rapidement, la vingtaine de membres que comptait l’association met en place des projets ambitieux. Primées à nouveau, les fusées de l’AeroIpsa se doteront d'aérofreins (Marguerite), réaliseront des tests en soufflerie supersonique (Telemach) ou encore l’éjection dune coiffe sur une fusée bi-diamètre (Parabole). Dans tous les cas, les lanceurs sont bardés de capteurs, dont une télémesure, afin d'évaluer l’attitude de la fusée dans une démarche expérimentale, caractéristique de l'astromodélisme.

Cependant, après cette glorieuse période, s’étalant de 1993 à 1998, l'association ne parviendra plus à mener à bien ses projets, ni à les lancer durant les 4 années qui suivirent. Ainsi, malgré les multiples projets déclarés durant cette période, aucune fusée ne décollera.

Reprise

En 2002, deux IPSAliens, Gilles Poirey et Cyril Arnodo, se réapproprièrent l'association abandonnée depuis quatre ans et ne recevant plus de budget de la part de l'école. Les deux passionnés relancèrent l'activité et la dynamique d’antan, en réalisant plusieurs fusées expérimentales de taille réduite, dites mini-fusées.

Cette fois-ci, lors de la campagne 2003, les lancements furent au rendez-vous ! Bien que la plupart effectuèrent un vol dit balistique, le plus important avait été fait, susciter à nouveau admiration et intérêt chez les IPSAliens. Cette étape franchie, l'association remis le couvert l'année suivante avec toujours des mini-fusées, mais également une "vraie" fusée expérimentale, la première depuis 7 ans, Andromède. Malheureusement, son vol sera balistique mais permit à ses membres d’acquérir de solides compétences techniques, qui mirent en œuvre un an plus tard deux fusées expérimentales, avec succès pour l'une d’entre elles.

Sous la présidence nouvelle de Guillaume Jourdan, de 2006 à 2009, l'expérimentation de fusées à bi-étages propulsives fut à l'honneur et occupa la plupart des membres de l'association. Cependant, aucun projet ne réussira formellement cette expérience, malgré les nombreuses difficultés résolues : validation de stabilité d'un premier étage, d'algorithmes de séparation sécurisés, de système de séparation ou d’utilisation de matériaux composites. Toutefois, le club lança à cette occasion plusieurs projets de mini-fusées. Le dernier projet de fusée bi-étage de cette période, FB02-0809, marqua l'avènement de l'implication forte de Sylvain Pernon, enseignant-chercheur de l'IPSA, et de son laboratoire de composite et mécanique. Celui-ci contribuait déjà depuis plusieurs années aux projets de l'association et à partir de 2009, permit à l’AeroIpsa de prendre part au macro-projet étudiant et industriel PERSEUS, mené par le CNES.

Ce dernier a pour objectif de développer une gamme de micro-lanceurs grâce aux étudiants, en testant divers systèmes électroniques et mécaniques afin d'élaborer, à terme, un véritable micro-lanceur industriel pouvant placer de petites charges en orbites.
Ainsi, Sylvain Pernon et AeroIpsa réalisèrent en 2010 le projet Ares-alpha qui fut un succès total, définissant l'architecture de PERSEUS pour tous ses lanceurs.

De ce fait, le laboratoire de composite de l'IPSA devint le fournisseur principal des pièces composites de PERSEUS et occupa énormément Sylvain Pernon et les IPSAliens participants. L’ AeroIpsa connue alors une seconde période creuse, avec une administration associative devenue très réduite et peu dynamique, dévouée en grande partie au projet PERSEUS qui deviendra l’unique projet du club. L'association continua de réaliser des projets en interne durant 3 années. Elle ne participera pas aux lancements nationaux.

Renaissance

La renaissance du club eu lieu en 2012 avec notamment un nouveau président, Jérémy Longer, restructurant l’association. C’est en 2013 que l’association lança un nouveau projet, en partenariat avec le laboratoire de l'IPSA, la fusée expérimentale Big Mach ainsi que plusieurs mini-fusées. Celle-ci se voulait supersonique, mais ne reçut pas le propulseur demandé au CNES. Elle resta malgré tout exemplaire dans sa réalisation et ses résultats.

L’année suivante, l’association enclencha de nombreux projets dont la suite du projet Big Mach : Super Big Mach, avec cette fois une vitesse véritablement supersonique. Cette année fut d'ailleurs marquée par l’arrivée de nombreux membres, passant ainsi d’une dizaine à une soixantaine de jeunes dynamiques, permettant une consolidation du club. Une fois de plus, plusieurs mini-fusées étaient présentent à la campagne de lancement, dont une bi-étage passive, ainsi qu’une fusée expérimentale baptisée Jericho Mark 1, de conception professionnelle et d'expérience ambitieuse. Cette dernière sera par ailleurs primée.

À la suite de l'élection d'un jeune président Quy Diep, il a été décidé “d’un commun accord” de former une nouvelle association d'astromodélisme à l'école IPSA, baptisée IPSA Space Systems. Composer principalement de l’équipe Jericho, cette association repris la responsabilité du laboratoire de composite et du projet PERSEUS.

C'est ainsi que l’AeroIpsa se détacha du CNES pour redevenir une association indépendante dans son fonctionnement. Elle n'en perdit pas pour autant de son dynamisme, bien au contraire, avec un nombre record de projets lancés pour l'année 2015, majoritairement des mini-fusées, mais avec de nombreuses expériences. L'unique fusée expérimentale, 42, amorça un partenariat entre l'association et l'école de biologie Sup'Biotech.

L’année suivante fut exemplaire, avec de très nombreux projets et cette fois 3 fusées expérimentales, qui réaliseront toutes un vol nominal. Le club se démarque par la variété de ses expériences et leur portée innovante, un prix est même reçu. L'année 2017 sera tout aussi fructueuse.

2018 en revanche, est caractérisée par une préparation insuffisante des projets qui n’ont malheureusement pas réussi à se qualifier à temps. Une seule mini-fusée fut lancée et réalisa un vol nominal. Ces expériences, bien que décevantes, sont formatrices pour les membres. L’année 2019 débute donc avec plus de motivation que jamais, et un lot important de projets ambitieux. Rendez-vous au C’Space 2019 !

 
 
 
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